Le professeur Sean McMeekin et la construction d’un mensonge historique (2ᵉ partie)

Par David North
16 septembre 2017

Parti I | Partie II

Le 30 juin, 2017, le World Socialist Web Site mettait en ligne « Le professeur Sean McMeekin relance des calomnies anti-Lénine discréditées ». Mon essai était une réponse à un article de McMeekin, publié dans le New York Times du 19 juin, où le professeur d’histoire du Bard College prétendait que Lénine lors de son retour en Russie en avril 1917 était en réalité un agent du gouvernement impérial allemand. Comme je l’ai affirmé dans l’essai du 30 juin :

L’article est basé sur le livre récemment publié par McMeekin, The Russian Revolution : A New History (La révolution russe : une nouvelle histoire, non-disponible en français). Il est préférable de le décrire comme le type de livre que Franco en Espagne, Pinochet au Chili ou notre J. Edgar Hoover aux États-Unis auraient produit à propos de la Révolution russe s’ils s’étaient adonnés à l’écriture historique dans leur temps libre. Ce livre ne peut pas être décrit comme un travail d’historien, car McMeekin manque du niveau nécessaire de connaissances, de compétence professionnelle et de respect des faits. Le livre de McMeekin est simplement un exercice de propagande anticommuniste duquel personne n’apprendra rien.

Au cours de la dernière semaine, j’ai continué à étudier la question de « l’or allemand », qui a été pendant de nombreuses décennies l’objet d’un important travail de recherche historique. Je me suis particulièrement intéressé à comparer les allégations de McMeekin à ce qui a été établi dans ce domaine par les historiens sérieux.

Pendant que je prenais connaissance du livre de McMeekin, mon attention a été attirée par le passage suivant, au chapitre huit, qui résume les accusations du professeur à l’encontre du dirigeant bolchevique :

Le colonel BV Nikitin, qui travaillait dans le contre-espionnage pour le gouvernement provisoire, a reproduit plusieurs télégrammes incriminant dans ses mémoires, dans lesquelles il a également affirmé qu’un agent bolchevique, Evgeniya Sumenson, avait avoué lors de son interrogatoire avoir fait passer de l’argent (qu’elle blanchissait par l’intermédiaire d’une entreprise d’importation allemande) à un avocat polonais, Miecyslaw Kozlovsky, qui était membre du Comité central bolchevique. Après avoir quitté la Russie plus tard en 1917, Kerensky a informé les services de renseignement alliés (et l’a écrit plus tard dans des récits de souvenirs) de l’existence de documents qu’il prétend avoir vu, y compris un fameux retrait de 750 000 roubles du compte Sumenson à la Banque de Sibérie. Jusqu’à présent, la plupart des historiens estimaient que ces questions litigieuses, en raison de l’absence de preuves provenant des archives russes pour les corroborer, devaient rester obscures. [1]

Sean McMeekin

McMeekin ajoute une note de bas de page, la 21, à ce passage, qui renvoie le lecteur à une note à la page 372. Cette note indique : « Telle était la conclusion de Semion Lyandres, dans The Bolsheviks’ “German Gold” Revisited (1995) [Les bolcheviques : « L’or allemand », réexaminé, non traduit en français] Nous avons donc ici McMeekin, citant un autre historien, Semion Lyandres, à l’appui de son argument selon lequel la preuve télégraphique des transferts d’argent provenant de sources gouvernementales allemandes dans les coffres bolcheviques « devaient rester obscures ».

Ayant eu affaire à d’aussi habiles falsificateurs de l’histoire que Robert Service et Ian Thatcher, je savais qu’il était nécessaire d’examiner les travaux de Semion Lyandres référencés par McMeekin. Cette page 372 sentait bien fort l’entourloupe. Je ne pouvais tout simplement pas croire que McMeekin donnait un résumé exact des recherches menées par Lyandres.

Semion Lyandres est professeur d’histoire à l’Université Notre Dame [dans l’Indiana, ndt]. Le Département d’histoire fournit ce résumé de sa carrière professionnelle :

Semion Lyandres est le fondateur et l’éditeur nord-américain de la série internationale Modern and Contemporary Russian History : Monographs and Documents [Histoire russe moderne et contemporaine : monographies et documents] et est également éditeur cofondateur du Journal of Modern Russian History and Historiography [Journal de l’histoire et de l’historiographie russe moderne]. Ses publications comprennent : The Bolsheviks’ “German Gold” Revisited : An Inquiry into the 1917 Accusations (1995) [Les bolcheviques : « L’or allemand, » réexaminé : une enquête sur les accusations de 1917] ; The Memoirs of Alexander Guchkov, President of the State Duma and a Minister of War in the Provisional Government (1993), avec A. V. Smolin [Les Mémoires d’Alexander Guchkov, président de la Douma d’État et ministre de la Guerre dans le gouvernement provisoire] ; A Chronicle of the Civil War in Siberia and Exile in China : The Diaries of Petr Vasil’evich Vologodskii, 1918-1925 (2002), en 2 volumes (avec Dietmar Wulff), [Une chronique de la guerre civile en Sibérie et l’exil en Chine : Le journal de Petr Vasil’evich Vologodskii, 1918-1925] et plus récemment, The Fall of Tsarism : Untold Stories of the February 1917 Revolution (Oxford University Press, 2013, revised, pbk edn, 2014) [La chute du tsarisme : histoires racontées pour la première fois de la révolution de février 1917]. Il a obtenu des bourses parmi les plus importantes, de la German-American Academic Council Foundation, de la John M. Olin Foundation, de la NEH [National Endowment for the Humanities, Fondation nationale des humanités, ndt] et de la Fondation Earhart ; et il a publié des articles et des essais dans la Slavic Review, Kritika, The Soviet and Post-Soviet Review, Russian History, Berliner Jahrbuch für osteuropaische Geschichte, Zmanim, The Journal of Modern Russian History and Historiography, et Otechestvennaia istoriia. [2]

Semion Lyandres lors d’une conférence

Le travail qui se rapporte à la présente enquête, The Bolsheviks’ “German Gold” Revisited, est une monographie de 132 pages, publiée en 1995 par les Carl Beck Papers dans les Russian & East European Studies. C’est l’examen le plus détaillé jamais entrepris des documents sur lesquels le gouvernement provisoire a fondé ses accusations contre Lénine. Lyandres a traduit et étudié les 66 télégrammes, interceptés par le gouvernement français et transmis au Gouvernement provisoire russe, qui ont servi de preuve au prétendu transfert d’argent entre l’État allemand et les bolcheviques.

Dans l’introduction à cet examen historique, Lyandres fournit des informations essentielles sur le contexte :

Dans la soirée du 4 juillet 1917, au plus fort de l’insurrection contre le gouvernement [les « Journées de juillet »], le ministre de la Justice du gouvernement provisoire, Pavel N. Pereverzev, a autorisé la diffusion d’un communiqué de presse, accusant les dirigeants bolcheviques d’activités séditieuses. Le rapport publié le jour suivant alléguait que Lénine avait été envoyé en Russie par le gouvernement allemand pour rallier le soutien à une paix séparée avec l’Allemagne et « pour miner la confiance du peuple dans le gouvernement provisoire russe ». L’argent destiné à financer son activité avait été prétendument acheminé de Berlin à Petrograd, en passant par Stockholm. À Stockholm, le transfert avait été réalisé par le bolchevique Jakub Fürstenberg (Hanecki) et le social-démocrate russo-allemand Alexandre Israël Helphand (Parvus). Les principaux bénéficiaires à Petrograd étaient l’avocat bolchevique Mieczyslaw Kozlowski et Evgeniia M. Sumenson, un parent de Furstenberg-Hanecki. Elle et Kozlowski dirigeaient une entreprise commerciale servant de couverture pour des opérations financières avec Fürstenberg, ce qui donnait au transfert de fonds allemands l’apparence d’une transaction commerciale légitime.

Le rapport publié se référait à deux différents types de preuves pour les accusations. La première accusation – que Lénine travaillait pour les Allemands – reposait sur le témoignage plutôt fragile d’Ensign Dmitrii S. Ermolenko, qui alléguait qu’il en avait été informé par des agents du renseignement allemand lorsqu’il était prisonnier de guerre dans un camp allemand. Le deuxième chef d’accusation – que les bolcheviques recevaient des fonds allemands – était mieux documenté par des communications télégraphiques interceptées entre ceux qui étaient impliqués dans les transactions financières entre Petrograd et Stockholm. Pour examiner ces accusations, le gouvernement provisoire a nommé une commission d’enquête spéciale, dirigée par le procureur de la chambre judiciaire de Petrograd, Nikolai S. Karinskii. La Commission a utilisé l’échange de télégrammes comme sa preuve principale et après deux semaines, le 21 juillet, a officiellement inculpé les dirigeants bolcheviques de haute trahison. [3]

Dans l’introduction, Lyandres présente plusieurs points essentiels concernant la preuve sur laquelle McMeekin, 22 ans plus tard, fonde ses allégations contre Lénine. En ce qui concerne les télégrammes cités à l’origine par Nikitin, le professeur Lyandres a écrit :

Ces documents doivent être traités avec prudence, cependant, compte tenu tant de leur origine que du fait qu’ils n’ont pas été correctement analysés. Tout d’abord, Nikitin les reproduits à partir des notes qu’il avait prises presque vingt ans plus tôt, en 1917, quand il a reçu les 29 copies des services secrets français. En second lieu, les Français les avaient interceptés lors de leur transmission, ce qui rend impossible de vérifier l’exactitude de la reproduction. Et, enfin, Nikitin n’a pas eu suffisamment de temps pour examiner les documents avec l’attention qui convient, car il ne les a reçus que peu de temps avant qu’on lui retire l’affaire des bolcheviques. Tout cela pourrait expliquer l’absence des chiffres, des dates et des heures d’envoi dans les 29 télégrammes de Nikitin. De plus, les nombreuses erreurs, des inexactitudes et des fautes d’orthographe concernant les noms et les adresses mentionnés dans ceux-ci ont inévitablement conduit à des conclusions erronées par ceux qui tentent d’expliquer le sens des télégrammes. [4]

Lyandres poursuit :

La seule tentative complète menée jusqu’à présent d’interpréter et de comprendre l’organisation des 29 télégrammes a été effectuée par l’historien émigré Sergei P. Mel’gunov en 1940. Cependant, étant donné les lacunes susmentionnées des télégrammes de Nikitin et les sources limitées dont disposait Mel’gunov à l’époque, l’historien n’aurait pas été en mesure d’expliquer de façon adéquate le contenu des télégrammes. En fait, il n’a pas abouti à des conclusions précises quant à savoir si les télégrammes confirmaient le transfert d’argent allemand aux bolcheviques, déterminant seulement qu’ils représentaient une sorte de correspondance codée qui aurait pu servir de couverture pour des activités suspectes. [5]

Lyandres contredit clairement l’argument fondamental de McMeekin. Le professeur de Notre Dame a attiré l’attention sur la fiabilité très discutable de la version de Nikitin concernant les preuves télégraphiques. Mais ce qui suit est encore plus accablant pour la présentation de McMeekin, en démasquant sa falsification tout à fait consciente et délibérée de sa source. Lyandres a écrit :

Ni les Mémoires de Nikitin ni l’étude de Mel'gunov n’ont résolu la controverse sur le sens des télégrammes. Au lieu de cela, ils ont créé l’impression parmi les historiens qui ont suivi que le gouvernement provisoire n’avait pris en compte que les télégrammes reproduits par Nikitin. [6]

Je me rends compte que j’exige une grande concentration de la part du lecteur. Mais l’étude scientifique du processus de falsification historique nécessite de porter une attention particulière aux détails. McMeekin est habile à gauchir des éléments de preuve pour leur donner une forme qui lui permet de couvrir ses distorsions délibérées d’une mince couche de plausibilité. Le lecteur devrait se rappeler la déclaration de McMeekin selon laquelle les preuves télégraphiques « devaient rester obscures », appuyée par une référence en note de bas de page, qui affirme que « telle était la conclusion de Semion Lyandres, dans The Bolsheviks’ “German Gold” Revisited (1995) ».

Il s’agit d’une falsification délibérée des recherches menées par Lyandres. Lyandres n’a pas indiqué que les preuves réunies « devaient rester obscures » dans le sens impliqué par McMeekin, c’est-à-dire que l’étendue de la dépendance de Lénine vis-à-vis de « L’or allemand » n’était pas claire jusqu’à ce que McMeekin publie sa New History en 2017. Au contraire, Lyandres écrivant en 1995, a clairement expliqué que les éléments présentés par Nikitin dans son mémoire de 1937 et par Mel’gunov en 1940 n’étaient pas fiables et trompeurs. Les historiens qui s’étaient appuyés sur leurs travaux ont été incapables d’arriver à une évaluation fiable des allégations portées contre les bolcheviques. La raison la plus importante de cette confusion qui a persisté parmi les historiens, c’était que les œuvres de Nikitin et Mel’gunov traitaient seulement de 29 de ces télégrammes, qui étaient, en tout état de cause, mal reproduits, plein de fautes et mal analysés. Lyandres a expliqué qu’il s’agissait d’un dossier incomplet et trompeur. La base réelle des accusations du Gouvernement provisoire selon lesquelles Lénine était un agent allemand reposait sur un ensemble de 66 télégrammes.

Dans les années 1990, le professeur Lyandres, a été le premier historien à examiner la collection complète des 66 télégrammes interceptés. Plutôt que de justifier les allégations du gouvernement provisoire, l’analyse de l’ensemble des documents démolit le dossier d’accusation contre les bolcheviques. Lyandres a écrit que :

Le présent ouvrage propose une analyse de chaque télégramme pris individuellement ainsi que de l’ensemble des 66 et ne trouve aucun appui dans ceux-ci pour étayer les accusations de juillet. En fait, les télégrammes ne contiennent aucune preuve qu’il y ait eu un transfert de fonds de Stockholm vers Petrograd, sans parler de fonds qui auraient atterris dans des coffres bolcheviques. Il est vrai que le transfert d’importantes sommes d’argent, parfois jusqu’à 100 000 roubles, a occupé une place majeure dans la correspondance télégraphique. Mais ces sommes représentaient des paiements pour les marchandises exportées par la firme Parvus-Fürstenberg de Scandinavie vers Petrograd. Des marchandises ont été envoyées à Petrograd et des paiements ont circulé en retour à Stockholm, mais jamais dans la direction opposée. Même si Sumenson gérait ces transactions financières, elle était l’expéditeur, pas la destinataire, contrairement à ce qui a été affirmé par le Gouvernement provisoire. Cette conclusion, soit dit en passant, trouve un appui supplémentaire dans les nouveaux documents qui viennent d’être rendus accessibles sur l’enquête de juillet. Malgré une recherche assidue de preuves que les bolcheviques avaient reçus des fonds allemands à travers le réseau de Parvus-Fürstenberg-Kozlowski-Sumenson (le gouvernement provisoire a non seulement soigneusement examiné les comptes rendus des activités commerciales de Sumenson mais aussi toutes les opérations monétaires d’origine étrangères en Russie entre fin 1914 et juillet 1917), l’enquête a conclu qu’il n’y avait aucune preuve de la « liaison allemande ». [7]

L’analyse des télégrammes réalisée en 1995 par Lyandres ne pourrait être plus claire. La nature des opérations n’a plus rien d’obscur. L’argent ne coulait pas de Stockholm vers Petrograd, mais de Petrograd vers Stockholm, correspondant à « des paiements pour les marchandises exportées par la firme Parvus-Fürstenberg de Scandinavie vers Petrograd. Les marchandises étaient envoyées à Petrograd et des paiements faisaient retour à Stockholm, mais jamais dans la direction opposée. »

Lyandres a également constaté que « rien ne permet d’établir que la correspondance télégraphique entretenue entre Petrograd et de Stockholm ait été codée. » [8] Ceci portait un coup fatal à l’affirmation du gouvernement provisoire que les bolcheviques avaient cherché à dissimuler leur réception de fonds illicites venant de Stockholm par l’utilisation du cryptage. McMeekin ignore délibérément ces constatations clés faites par Lyandres.

Des universitaires de renom ont reconnu la monographie de Lyandres comme une étape importante dans l’étude de la controverse sur « l’or allemand ». Dans sa biographie de Lénine, publié en 2005, l’historien Christopher Read a écrit : « Ces mythes [de l’or allemand] ont été réfutés de la façon la plus convaincante par S. Lyandres, dans “The Bolsheviks’ ‘German Gold’ Revisited” » [9]. Le professeur Rex Wade a déclaré dans un examen des travaux de Lyandres pour la Slavic Review, publié en 1996 :

Lyandres a fait un excellent travail dans son étude des documents et dans leur préparation pour la publication. Tant les originaux russes que les traductions anglaises sont inclus, accompagnés de nombreuses notes et commentaires qui rendent clairs leur contexte et contenu. Ce n’était pas une tâche facile. Il s’agit de télégrammes, ce qui signifie non seulement qu’ils sont cryptiques dans la forme, mais que ceux rédigés en russe – la plupart d’entre eux – ont été transcrits en alphabet latin et puis à nouveau en russe, ce qui altère les noms propres. La datation du calendrier russe et occidental (décalés de 13 jours à l’époque) introduit d’autres malentendus. Lyandres a résolu ces difficultés et d’autres problèmes avec beaucoup de soin. Il a fourni également d’excellents comptes-rendus synthétiques de l’histoire de la controverse, sur les origines des télégrammes et leur mise en circulation en 1917, et une excellente interprétation finale du contenu et du sens des télégrammes

Lyandres, judicieusement, n’affirme pas plus que ce que montrent ses documents : aucun argent allemand n’a circulé par la présumée voie de Helphand en 1917. Ceci, cependant, est une contribution majeure à la compréhension de la révolution russe. Cela aura une incidence sur l’interprétation de tous les historiens sérieux et devrait influencer un lectorat plus large qui a quelque peu tendance à croire à un lien prouvé entre « l’or allemand » et les succès bolcheviques de 1917. [10]

L’expression cruciale dans le compte-rendu du professeur Wade est « tous les historiens sérieux ». Sean McMeekin n’est pas un historien « sérieux ». Ce n’est tous simplement pas un historien. Il n’a aucun respect pour les faits. À la manière d’un procureur sans scrupule qui concocte un coup monté, McMeekin dénature les citations, ignore les éléments de preuve à décharge et falsifie les documents. Il sait que l’étude de Lyandres a discrédité l’affaire montée par le gouvernement provisoire contre Lénine. Mais, comme il ne pouvait tout simplement pas ignorer la monographie influente et bien connue de Lyandres, McMeekin a tenté, avec une tournure de phrase suffisamment ambiguë, de donner l’impression que les conclusions de l’ouvrage de 1995 ne contredisaient pas sa mise en accusation de Lénine et des bolcheviques.

Un dernier point : lorsqu’il a été contacté par le World Socialist Web Site, le professeur Lyandres a déclaré qu’il n’avait eu connaissance d’aucune nouvelle information qui aurait pu le conduire à modifier les conclusions auxquelles il était arrivé en 1995.

Sean McMeekin se révèle être un falsificateur de l’histoire.

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[1] The Russian Revolution : A New History (New York : Basic Books, 2017), p. 133. Traduction de l’anglais.

[2] Accessible en ligne à : https://history.nd.edu/faculty/directory/semion-lyandres/. Traduction de l’anglais.

[3]Lyandres, p. 1. Traduction de l’anglais.

[4] Ibid, p. 4. Traduction de l’anglais.

[5] Ibid. Traduction de l’anglais.

[6] Ibid. Traduction de l’anglais.

[7] Ibid, pp. 94-95. Traduction de l’anglais, italiques dans l’original.

[8] Ibid, p. 95. Traduction de l’anglais.

[9] Lenin by Christopher Read (London and New York : Routledge, 2005), p. 295. Traduction de l’anglais.

[10] Rex A. Wade, Review of The Bolsheviks’ “German Gold” Revisited : An Inquiry into the 1917 Accusations, by Semion Lyandres, in Slavic Review, Vol. 55, No. 2 (Summer, 1996), pp. 486-487. Traduction de l’anglais.