Non à la guerre impérialiste! Rejoignez le rassemblement international en ligne du 1er mai!

Par Comité international de la Quatrième Internationale (CIQI)
14 avril 2015

Le 3 mai, le Comité International de la Quatrième Internationale (CIQI) organisera un rassemblement international sur Internet pour marquer le 1er mai, journée de la solidarité ouvrière internationale dans l’histoire. 

Cette année, le 1er Mai aura lieu dans les conditions d’une crise immense. La guerre fait déjà rage sur une bonne partie du globe. Sans l'intervention de la classe ouvrière, ces conflits toujours plus violents et plus sanglants déboucheront inévitablement sur une guerre mondiale entre puissances nucléaires qui mettrait en cause l'avenir même de la civilisation humaine. 

Toute Europe de l'Est se trouve sous le coup d’une vaste militarisation depuis le coup d’état fasciste orchestré en Ukraine par les Etats-Unis et les pouvoirs européens en février 2014. L'OTAN organise des manoeuvres militaires éminemment provocatrices tout le long de la frontière russe et Washington stationne des centaines de blindés, d'hélicoptères, et d’avions de chasse dans les Etats baltes dirigés par des régimes droitiers et antirusses. 

Au Moyen-Orient et en Asie Centrale, chacune des guerres déclenchées en série par les Etats-Unis a semé le désastre et le chaos. L'année dernière, l'administration Obama a lancé une nouvelle guerre en Irak et en Syrie et elle soutient à présent une campagne de bombardements au Yémen, dirigée par les régimes réactionnaires d’Arabie saoudite et d’Egypte. 

Washington poursuit en même temps l’extension de son « pivot vers l'Asie », établit un réseau d'alliances militaires ayant pour but d’encercler la Chine et prépare ainsi le terrain pour une autre guerre. En Afrique, Washington soutient le Kenya contre la Somalie, tout en organisant d’immenses manoeuvres militaires auxquelles participent le Tchad, le Niger, le Nigéria, le Cameroun, et la Tunisie. 

Dans le quart de siècle écoulé depuis la dissolution de l'URSS, la classe dirigeante américaine a été le fer de lance d'une suite continuelle et croissante de conflits dans le monde entier. Proclamant son « moment unipolaire », l'aristocratie financière américaine a cherché à contrer le déclin du capitalisme américain par la force et la conquête. Luttant pour l'hégémonie mondiale, elle refuse de tolérer l'émergence d'un concurrent régional sérieux. 

Il y a presque 15 ans, l'administration Bush lançait la « guerre contre la terreur », se servant des attentats du 11 septembre pour envahir l'Afghanistan et amorcer ce que Bush a appelé « les guerres du 21e siècle ». Il est clair maintenant que la « guerre contre la terreur » n’était que la bannière sous laquelle l'impérialisme américain a lancé sa campagne mondiale pour soumettre chaque partie du monde à ses intérêts. 

Si les Etats-Unis dirigent la campagne pour la division du globe, les autres principales puissances impérialistes elles aussi veulent obtenir leur part du butin. 

En Allemagne, la classe dirigeante qui cherche une fois de plus à s’imposer comme puissance dominante en Europe et au-delà, s’efforce de laver les crimes qu’elle a commis au cours des guerres du 20e siècle. De même, le Japon supprime rapidement les restrictions pacifistes imposées par sa constitution, établie après la Seconde Guerre mondiale. Les puissances impérialistes d’Australie, de Nouvelle Zélande, et d’Europe – se sont servies de l'anniversaire de la Première Guerre mondiale pour réhabiliter, dans la perspective de conquêtes futures, leur participation aux guerres passées. 

La décision des principaux pouvoirs européens le mois dernier de rejeter l'appel de Washington à ne pas rejoindre la Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures dirigée par la Chine, est un tournant dans la crise de l'impérialisme américain. Les impérialismes allemand, britannique, français et italien formulent de plus en plus une stratégie indépendante. 

Les deux guerres mondiales du 20e siècle ont coûté plus de 100 millions de vies. Les marxistes de l'époque ont expliqué que ces guerres provenaient des contradictions fondamentales du capitalisme: la contradiction entre une économie de plus en plus mondialisée et un système obsolète d'Etats-nations et celle existant entre une production socialisée et la propriété privée des moyens de production. 

Dans le document fondateur de la Quatrième Internationale, écrit un an avant le début de la Deuxième Guerre mondiale en Europe, Léon Trotsky, le dirigeant avec Lénine de la Révolution d'octobre, expliquait que le capitalisme mondial menait l'humanité au désastre. « Sous la pression croissante du déclin capitaliste, les antagonismes impérialistes ont atteint la limite au-delà de laquelle les divers conflits et explosions sanglantes ... doivent infailliblement se confondre en un incendie mondial. Bien entendu, la bourgeoisie se rend compte du danger mortel qu'une nouvelle guerre représente pour sa domination. Mais elle est actuellement infiniment moins capable de prévenir la guerre qu'à la veille de 1914 ». 

Il ajoutait, « Sans révolution socialiste, et cela dans la prochaine période historique, la civilisation humaine toute entière est menacée d'être emportée dans une catastrophe ». 

Trois quarts de siècle plus tard, la situation du capitalisme mondial confirme totalement l'analyse du mouvement marxiste. La crise capitaliste qui a éclaté en 2008 a fortement accéléré la division prédatrice du monde entre pouvoirs impérialistes ainsi que les attaques féroces menées contre la classe ouvrière. Tentant de maintenir sa domination de classe, l'élite industrielle et financière a toujours plus ouvertement recours à la violence et à la suppression des droits démocratiques fondamentaux à l’intérieur du pays. 

Le prolétariat international est la seule force sociale capable de mettre fin à cette folie criminelle. Ce n’est pas le nationalisme réactionnaire ni les menaces nucléaires du régime russe, ou les manœuvres de l'oligarchie dirigeante chinoise qui peuvent mettre l'impérialisme en échec. Cette tâche revient à la classe ouvrière, la vaste majorité de l'humanité, menant une lutte politique révolutionnaire. 

Malgré le danger croissant d'une nouvelle conflagration mondiale, il n'y a pas de manifestations anti-guerre significatives. Il y a une décennie cependant, des millions de personnes autour du monde, y compris aux Etats-Unis, avaient participé à des manifestations de masse contre l'invasion imminente de l'Irak. Il ne s’est pourtant pas développé depuis chez les travailleurs un état d’esprit favorable à la guerre. C'est plutôt que les organisations petites-bourgeoises de la pseudo gauche qui avaient organisé ces manifestations dans le but de lancer des appels impuissants à l'intention de l’ONU ou des pouvoirs en place se sont depuis totalement intégrées au système impérialiste. 

Avec l'élévation de Syriza aux plus hautes fonctions de l'Etat grec, ces forces ont rejoint les structures étatiques précisément qui mènent l’offensive de l’austérité contre la classe ouvrière. 

Mais les contradictions fondamentales qui produisent la guerre impérialiste produisent aussi les conditions objectives d'une révolution socialiste. La classe ouvrière internationale est une force immense, beaucoup plus puissante aujourd'hui qu'il y a un siècle. Cette force sociale doit s'organiser, se mobiliser et se doter d'une avant-garde politique. La lutte contre l'impérialisme doit être liée à la lutte contre l'inégalité, la pauvreté, le chômage, les violences policières, et la dictature. 

La tâche est à présent d'unifier la classe ouvrière au-delà des frontières nationales, ethniques, et régionales. Dans chaque pays, la même question fondamentale se pose: celle de la mobilisation politique indépendante de la classe ouvrière sur un programme révolutionnaire, socialiste, et internationaliste. 

Il faut bâtir une direction politique qui conduise ce mouvement. C'est pour cette raison que le CIQI a organisé le rassemblement international en ligne de 2015. Rejoignez-nous le 3 mai! Participez à la lutte pour mobiliser la classe ouvrière contre la guerre impérialiste et le système capitaliste ! 

Pour davantage d'informations et pour s'inscrire au rassemblement international, cliquez sur

internationalmayday.org.